1919
: M. Christine : Origine de la branche
Arrivée à Paris (en 1919), j’ai
reçu des encouragements, mais il fallu encore sept
ans passés à Grandbourg. Bien entendu ma vie
était toute tendue vers mon espoir pendant tout ce
temps. […].
A Grandbourg comme au Costa Rica, je n’ai jamais laissé
transpirer mes désirs.
Nous avons commencé notre vie nouvelle au moment
où l’Église inaugurait la fête
du Christ-Roi ; l’attente avait duré 17 ans.
1926 - M. Christine : Notice sur le début
« Vous pourrez, à partir du 2 novembre ne plus
aller à la récréation de communauté.
Sr.Désirée travaillerait au raccommodage dans
votre quartier et continuerait sa fonction à l’aumônerie.
Que tout ceci se fasse petit à petit, doucement,
silencieusement et simplement ; pas du tout comme une fondation
nouvelle, mais simplement comme des religieuses de Sion
suivant les indications des Constitutions, qui prévoient
un rameau ayant le même but, le même esprit,
mais remplaçant le travail actif par plus de prière,
une clôture plus austère, le grand office,
plus de mortification. Ce n’est point un arbre qu’on
plante à côté, c’est un fruit
qui mûrit sur l’arbre de Sion. »
… Telles sont les paroles par lesquelles Notre très
aimée Mère Générale a bien voulu
nous permettre de commencer la vie nouvelle, à laquelle
aspiraient Sr. Marie et Sr. Désirée, deux
pierres choisies que la Providence donne à la Sion
contemplative pour l’édifier .
En nous rappelant que notre rameau a le même but,
le même esprit que Sion, Notre Mère exprime
notre pensée exacte ; c’est bien là
ce que veulent les trois petites « novices »
qui s’unissent pour contribuer au salut d’Israël.
Il est dit dans les Constitutions que notre oeuvre comporte
: la clôture plus étroite, le silence plus
stricte et la récitation du grand Office romain .
Mais il a semblé que Notre Seigneur désire
aussi l’adoration perpétuelle du St.Sacrement,
dès que le nombre des soeurs le permettra […].
Depuis 1910, ces grandes lignes sont fixées et
désirées ; quant aux questions de détails,
au précis exact du règlement, c’est
à l’expérience à nous instruire,
et comme toujours à nos Mères à décider.