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Notre Dame de Sion  - Soeurs de Sion
 
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L’ANNÉE 1910 (2)
Expérience fondatrice - le 24 octobre
 
V - Décembre 2005
 

Lettre de M.Christine, mise dans une enveloppe cachetée, à ouvrir après sa mort:

“C’est pour obéir que j’écris, pour la Solitude, ce que j’ai écrit à Notre Mère Générale. […]
Je venais d’être convertie (15 octobre 1910) lorsque je me suis remise en retraite pour un jour ou deux à Tres Rios, nous étions 3. C’est dans la petite Chapelle, le soir, j’étais seule le 24 octobre; je faisais l’Heure Sainte, au Jardin des Olives quand, eh bien, comment dire cela ? mes yeux n’ont rien vu, mais mon âme a vu Notre Seigneur en agonie, mais dans une agonie si terrible […] . J’ai compris qu’en nous donnant l’Eucharistie, Il s’était livré et exposé à tout.
J’ai senti que je ne devais pas continuer la même vie, et qu’il me fallait une vie plus cachée, plus recueillie, plus mortifiée. Je pensais à la nécessité de quitter Sion, vous comprenez ce que c’eût été …”.

Origine de la Branche contemplative :

« Je demandais la lumière à Dieu, et un soir, à la chapelle de la tribune de San José, j’ai eu la réponse dans ces mots, répétés bien des fois dans la suite : “Sion, ma Sion de la prière et de la réparation, il n’est pas trop tard pour y penser.” * Immédiatement le calme, la paix sont revenus.
Comment n’avais-je pas pensé un instant à cette Sion contemplative, prévue par Notre Père dans les Constitutions ? Non : l’idée ne m’en était pas venue; le bon Dieu a tout fait tout seul. […]
A partir de ce moment, toutes mes aspirations se tournèrent vers l’espoir de cette branche contemplative, tellement je sentais que les grâces reçues alors par moi n’étaient pas, à proprement parler, “pour moi”.
Cependant Mgr. Stork me retint longtemps dans mon désir de l’écrire à Notre Mère Générale. »


Ostensoir devant lequel M.Christine priait à San José :
cadeau du P.Marie, envoyé au Costa Rica en 1879.
Depuis le 12 juin 1884, la fête du ‘Corpus Christi’ était la fête patronale de la maison de San José.

« Au jardin – agonie lucide, décisive ;
acceptation douloureuse, mais amoureuse ; longue, mais entière.
Jésus se livre, sans condition jusqu’au Fiat absolu :
sentiments éternisés dans l’Eucharistie
et livrés à notre adoration, et à notre imitation »
Dernière retraite, décembre 1957
 
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