Marie Marguerite Labitte, est née à Paris,
le 5 février 1865. À 14 ans - sa mère
étant tombée malade - elle devient élève
à Sion avec ses sœurs, comme demi-pensionnaires.
Le 10 septembre 1888, Marie Marguerite entre au noviciat
et elle fait profession le 8 septembre 1890. Toute sa vie
semble vouée à l’enseignement de «
ses chers enfants ». Après sa profession, elle
est chargée de la direction de l’atelier de
dessin, puis nommée seconde sous-maîtresse
du Noviciat.
En 1894, Mère Christine devient supérieure
à Royan et, lors de la fermeture de cette maison
en 1903, elle est envoyée à San José
au Costa Rica, comme supérieure. C’est là
qu’en 1910, après les forts tremblements de
terre, elle reçoit, pendant sa retraite, la grâce
d’une « grande conversion ». Mais l’événement
qui détermina la fondation de la Solitude eut lieu
quelques jours plus tard, le 24 octobre, alors qu’elle
faisait l’Heure Sainte le soir, dans la petite chapelle
de la maison de campagne de Três Rios. Après
cette expérience, elle cherchait la vie contemplative
et se demandait : « Alors, que faire ?... quitter
Sion ?... j’étais déchirée à
cette pensée ... » C’était le
début, pour elle, d’une longue recherche des
desseins de Dieu...
Elle soumettait toutes ses questions à la supérieure
génerale... et c’est seulement le 31 octobre
1926 en la Fête du Christ-Roi, célébrée
pour la première fois dans l’Eglise cette année-là,
que la Sion contemplative fit ses premiers pas, avec Mère
Christine, Soeur Marie et Soeur Désirée.
Mère Christine, se sentait profondément
attachée à Sion: "L’esprit de la
Solitude n’est rien d’autre que l’esprit
de Sion ». Pour elle c’était évident,
et elle l’inculquait aux novices. « J’avais
la conviction que la Branche ne pourrait exister que liée
à la Congrégation... »
Pendant la dernière semaine de sa vie, à
93 ans, déjà très affaiblie, elle s’intéressait
encore aux questions de l’Eglise.
Le 3 août, M. Marie Félix vint lui donner
sa bénédiction et lui confier encore toutes
les intentions de la Congrégation. Mère Christine
lui dit alors : « Je demande à Dieu que le
feu s’allume dans la Congrégation ! ».
C’est le 19 août 1958 qu’elle est décédée,
trois mois avant la fondation de la première communauté
de la
Solitude au Brésil, à Curitiba.